L'immense plaine de la Camargue a été formée par les alluvions laissées par les divers bras du Rhône, qui au cours des siècles changèrent plusieurs fois de lit.
De tous les bras du Rhône, il ne reste qu'un  chapelet d'étangs. Ces étangs vont s'élargissant vers la mer laissant entre eux des terres plates où les enganes (salicornes), les saladelles et quelques tamaris, sont la seule végétation sur l'immensité aux horizons sans fin.
C'est entre les deux bras du Rhône, dans cette mystérieuse Camargue, que vit depuis l'antiquité, le taureau Camarguais. C'est autour de lui que les traditions, les coutumes se sont développées.

Le Taureau de Camargue

Le taureau de Camargue est diffèrent du taureau espagnol. Il est plus léger, ses jambes sont fines et son fanon (front) très ample. Les taureaux de Camargue se déplacent en groupe sous la conduite d’un vieux mâle. Les taureaux sont groupés en « manade » d’importance variable. La « ferrade » consiste à marquer les jeunes taureaux. On imprime au fer rouge la marque de la manade sur le cuir de l’animal. La bête est toujours marquée à la cuisse gauche . Cette opération effectuée avec compétence n’est pas douloureuse pour l’animal. Cela donne lieu à une fête en plein air.

Le Cheval de Camargue

Le Cheval Camargue descendrait du cheval de Solutré dont il a gardé certaines caractéristiques. Quant il naît sa robe est foncée, c'est en grandissant qu'il s'éclaircit. Il a un corps robuste et solide, une tête lourde et une énergie farouche. Pour être de « Race Camargue » , il ne doit pas dépasser 1m45 au garrot et doit être natif de la zone « Berceau de la Camargue ». L’élevage du cheval de Camargue se pratique en liberté et en manade.

 

Bandido...photo de JP Violet

Le cheval de camargue

L’abrivado - bandido

Les gardians à cheval conduisent les taureaux sur un itinéraire précis dans les rues du village d’un char à l’autre. Cette tradition rappelle le parcours des gardians et des taureaux des près de la manade, aux arènes du village bien avant que chars et camions existent. Ce passage est l’occasion pour les jeunes d’essayer d’attraper les taureaux et de les faire échapper. L’abrivado est l’arrivée des taureaux au village. La bandido est le retour des taureaux, du village vers les près, le plus souvent après la course de l’après-midi.

La course Camarguaise

Le jeu taurin est à l’origine de la course. C’est dans les années 1890 que les éleveurs de taureaux ont pris conscience de l’importance de la race de taureau « Camargue ». Sa morphologie et sa combativité semblent le prédisposer à la course plutôt qu’au travail ou à la production de la viande. Ainsi dès le début du siècle, on peut voir s’affronter dans de petites arènes de fortune, des taureaux de grande qualité et des hommes passés maître dans l’art du razet.

Un razet...photo de JP Violet

La Croix Gardiane

Origine: Moyen-âge. Cette croix a été mise en forme au début du siècle par le forgeron BARBANSON en présence de Paul HERMANN et du Marquis de BARONCELLI. Elle est constituée de 3 symboles:
la croix: la Foi,
 le cœur: la Charité,
 l’ancre: l’Espérance

La croix gardiane